L’usage des terrasses en ville : ou quelle relation intérieur/extérieur

Les schémas des villes aujourd’hui tendent à changer : on vise à densifier les villes pour éviter l’étalement urbain et permettre à tous d’habiter en ville. Cette préoccupation urbaine, à de fait une répercussion physique quant à la nouvelle construction de logements en ville.

En effet, vivre en ville signifie dans la majorité des cas, vivre en appartement dans un immeuble de rapport, ou bien dans une tour, alors il faut abandonner l’idée du jardin. On sait qu’une des qualités recherchées dans un bien, est avoir un espace extérieur. En ville, le jardin peut être remplacé par une terrasse ou un balcon. Comment se construisent-ils, quelles relations peuvent entretenir le logement à la terrasse/balcon, et quelles richesses amènent t’ils à la vie quotidienne?

J’aimerais tout d’abord, observer quel type et quel usage sont fait de ces espaces : Il est vrai qu’on peut observer différentes manières d’utiliser les terrasses/balcons selon leur positionnement par rapport au logement. Il peut devenir la continuation d’un espace commun, une zone d’entrée, un jardin de ville ou encore un moyen de contrôler les changements thermiques, et c’est ce que je voudrais regarder dans une première partie.

1/ Espaces de terrasses galerie

Gallerie 1

Cette typologie de terrasses en galerie peut permettre plusieurs choses. Tout d’abord, elle peut être utilisée au niveau du bâtiment complet, comme une zone tampon entre l’intérieur et l’extérieur. Elle permet ainsi de réguler les changements thermiques, en évitant par exemple de fortes déperditions ou augmentation de chaleur

Gallerie 2 

Au niveau de la façade, cela donne donc un effet lisse car tout est ramené au même niveau. De plus elle permet un filtre sur les pièces de vie, laissant aux habitants la possibilité d’avoir un peu plus d’intimité.

Gallerie 3

De plus, au niveau du logement même, celle-ci peut permettre une extension des pièces de vie sur l’espace extérieur, car en fonction du plan de logement, cela peut prendre l’intégralité de la pièce de vie et en faire la continuité parfaite.

Gallerie 4

Si on regarde l’exemple de Jean Zumbrunnen, sur les deux tours d’habitation de Moncey nord, à Lyon, J. Zumbrunnen utilise ce principe de galerie sur chaque face de son bâtiment pour pouvoir créer un système de logement traversant, avec des loggias situées d’un bout à l’autre du logement. A l’exception des salles de bain, chaque pièce à un accès sur l’extérieur commun à chaque appartement.

zum photo Jean Zumbrunnen, Immeubles d’habitation de Moncey-Nord, Lyon, 1956- 1965 © Daniel Vallat
zum couleur Plan VERGELY LEGENDE

Ce système donne à la façade une allure très lisse, qui joue avec des profondeurs derrière le système structurel apparent.

2/ Espaces extérieurs ajoutés.

 ajout                 ajout 2

Ces typologies de balcons sont généralement de tailles plus réduites et viennent permettre à l’architecte de créer de nouvelles formes architecturales pour leurs bâtiments. Il peut jouer avec la façade et les volumes, et vraiment lui donner une identité urbaine.

Ces balcons sont connectés différemment avec le logement, car plus petits, ils sont en relation avec différents espaces de vie, ou des chambres.

J’ai pu aussi, voir en Chine une utilisation assez particulière de ces petits espaces extérieurs. En effet, l’espace de l’habitat étant parfois si étroit que les balcons sont utilisés comme espace de rangement pour pouvoir optimiser l’espace intérieur du logement.

Le batiment d’Ivry sur seine, avec ses nombreuses terrasses, est a prendre en compte. Bien sur, l’exemple de Jean Renaudie est un peu particulier. Son architecture très angulaire, lui donne un certain nombre de décrochés qui lui permettent d’investir l’espace et d’ainsi créer des terrasses aux formes variées. Cette complexité de forme rend les espaces extérieurs quelques fois exigus, mais qui gardent une qualité certaine. D’autant plus qu’ils sont utilisés comme “jardin” de ville si l’on peut dire car ils sont très végétalisés.

 Jean Renaudie005 couleurPlan VERGELY LEGENDE

Ces balcons, non seulement ajoutent un confort supplémentaire au logement mais permettent vraiment à l’architecte de travailler avec la façade, et de créer une architecture plus singulière, originale. On peut le voir dans l’exemple de Hatert Housing / 24H architecture, architectes hollandais, change la volumétrie du bâtiment grâce aux balcons.

Cet édifice de forme rectangulaire, prend de suite des volumes beaucoup plus organiques grâce à ceux-ci.

photo

plan

3/ Espaces de seuil

Aujourd’hui, on voit l’espace de la terrasse changer de statut, en déplaçant celle-ci à l’entrée des logements, elle devient le seuil entre les espaces communs et l’espace privé.

Ce changement, peut permettre un peu comme on l’a dit en introduction, de palier la recherche de l’idéal de la maison et du jardin. En effet, en la plaçant là, elle remet la terrasse un peu à la manière d’un jardin ou d’une cour à l’entrée d’une maison.

J’ai retrouvé cette configuration dans le travail de Clément Vergely, dans les logements qu’il a construit à Lyon Confluence. En effet, les appartements sont accessibles depuis leures terrasses, qui sont traversantes. Il se produit donc au niveau du logement ce sentiment de seuil, d’entrée dans son “jardin” avant d’atteindre la porte d’entrée. Et au niveau du bâtiment, cela donne une composition intéressante d’un édifice qui en paraît divisé en sept.

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Plan VERGELY couleurs

Plan VERGELY LEGENDE

De même, que ce système a aussi été utilisé dans un bâtiment de la « Caserne de Bonne » à Grenoble, par l’architecte Edouard François. La desserte des logements se fait par une coursive qui mène directement sur des terrasses jardin.

La zone de seuil est le même que dans l’exemple précédent. On retrouve bien cette volonté de créer des “maisons en ville” en permettant aux habitant un espace extérieur de taille conséquente.

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Plan VERGELY LEGENDE

bonne 2   bonne

Cette dernière typologie me parrait innovante et à développer. En effet, si la recherche de tout un chacun, est de retrouver une sensation de maison en ville, l’idée de retrouver un jardin dans les typologies de logement en devient intéressante.
De plus la taille de la terrasse est à prendre en compte, un espace trop étroit : un balcon, ne permet pas au final, aux usagers d’utiliser complétement ce lieu. Le laissant de côté celui-ci peut aussi bien, servir de débarras, que d’espace extérieur une fois l’an.

Il me parrait aussi important de remarquer, que dans l’exemple Grenoblois, les terrasses jardins on l’a possibilité de se regrouper pour faire un espace sensiblement plus grand ( de 2 à 5 fois sa taille originelle) et de fait, permettre une rencontre entre les gens, et développer la sociabilité de l’immeuble. En aménagent bien ces espace il devient aisaiment possible d’agencer des espaces communs et privés pour arriver à cohabiter tout en profitant au plus de cet espace extérieur. Ayant rencontrer des habitant de ces appartements, j’ai pu apprendre, que “le bon vivre” était présent, et que cette sensation de ‘maison en ville’ venait aussi du fait de connaitre ces voisins, et de partager du temps avec eux.

Ainsi, le développement futur de la terrasse individuelle, pourrait passer à quelques chose de plus collectifs, pour profiter d’espace plus étendu, et de créer des liens sociaux.

Léah Masson

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